Désolé pour tout ce temps passé sans activité aucune, mais la rentrée s'est effectuée pour moi, dans cette ville au départ inconnue qu'est Angoulême. Vu à quelle vitesse ça a commencé, je pense sérieusement à abandonner ce blog et cantonner mon activité de geek à Myspace-facebook-lectures des blogs-écoutes des nouveaux sons... Mais comme j'avais déjà commencé cette review, et que tu le mérite, toi qui lis ce pauvre blog, voici ma Route du Rock 2009 :
C'est après une charmante et trèèès agréable escale à Paris que je m'attèle , en compagnie d'Alicia, au pèlerinage musical de l'été sans destination autre que le live : La Route du Rock.
Le site est légèrement abandonné de tout (notre périple en voiture dans le seul et unique but de trouver un supermarché en sera la preuve), en plein milieu des champs de maïs, St Malo mon c*l. Plus de 30mn de navette, mais navette il y a. Encore heureux. L'organisation reste carré, même si on opposera les domaines sécurisés à ceux de la Garden Nef Party. Aucun contrôle à l'entrée du camping contrairement à la GNP qui fouillait et n'acceptait pas le verre, aucun aller-retour possible entre site et camping (pourtant pas si éloignés l'un de l'autre) à l'inverse de la GNP où la navigation était même vivement pratiquée Le choix des sets auxquels on souhaite assister devient alors plus que crucial car il faut gérer sa soirée en fonction de la fatigue et de l'envie d'être en forme pour pouvoir profiter de tel ou tel artiste. Tout ça donne lieu à des sacrifices.
En tant que novice de la RdR, une chose me frappe (non pas Alicia qui reste pacifique face à mes nombreuses vannes de mauvais goût) à mon arrivée : une seule scène mais un camping imposant.
Arrivé au camping donc, on retrouve avec joie nos deux comparses de la GNP : Marie et Antoine, accompagnés d'une bande de fous furieux tous plus sympas les uns que les autres (ils se reconnaîtront) avec qui nous formons un campement qui s'imposera comme le QG et fédèrera toutes les âmes errantes et assoiffées, pressées de s'asseoir dans une herbe toujours humide (et pas bien coupée -1) et de boire un petit mais désormais légendaire "APERO" après ou avant une vive soirée de concerts. (Et les 3 packs de kro achetés par Salomé auront été la récompense de notre périple en campagne bretonne).
Après le camping, le chemin menant au site -encadré de menaçantes barrières façon Jurassic Park *la chèvre se fait bouffer par Marc Bolan*- deviendra célèbre pour sa capacité à contracter l'espace-temps-distance et ainsi à rendre le chemin du retour toujours plus long et douloureux que l'aller. (Et là tu vas te dire que c'est dans la tête, mais non!)
Après cette introduction des plus inspirées (tu l'auras noté, toi qui attends depuis le début une "review" ou toi qui a abandonné avant d'arriver jusqu'ici) il serait peut-être temps de passer aux choses sérieuses.
Tout commence avec une fouille au corps à l'entrée du site et ensuite plus agréablement avec Crystal Stilts qui apparaissent comme un groupe relativement fade (malgré ou à cause de la voix d'outre-tombe du frontman) et plutôt répétitif.
Le temps d'une bière, Deerhunter monte sur scène et j'ai du mal à reconnaître le groupe que j'avais plutôt apprécié à l'écoute de leur album Microcastle. On était ici dans la veine Deerhunter bien sûr, mais avec le côté pop-expérimental-psyché poussé à l'extrême rempli de reverbs profondes et cris presque inhumains tout droits issus d'un Bradford Cox plus fin qu'un brin d'herbe et dont seule la guitare semblait ancrer au sol (mais tellement bien ancré qu'il ne bougeait pas d'un centimètre). AU final, un set qui m'aura laissé l'impression que le cadre n'était pas idéal pour apprécier Deerhunter. A réitérer.
Il y aura ensuite eu ce qui fut pour moi la surprise de la soirée : Tortoise. Difficile de définir leur musique hors des habituels propos "post rock aux influences jazz" qui veulent tout et rien dire. Leur musique en live m'a fait penser à du soft-Battles (groupe que j'aime à la folie tellement que j'en peux plus quand j'écoute ça) notamment dans l'utilisation des synthés pour des phrases mélodiques complexes ou encore cette batterie (ou plutot ces batteries sur lesquels tournent 3 des 5 membres du groupes qui alternent aussi avec les synthés et autres vibraphones) et cette obsession pour les phrases tranchées, syncopées, pour l'utilisation vicieuse et obsessionnelle des contre-temps, pour le son des snares et les multiples cymbales. Bref, pour y revenir, s'il ne devait rester qu'une chose chez Tortoise ça serait les drums. Il me semble pourtant que leur set n'a pas fait plaisir à tout le monde, chose tout à fait compréhensible vu la haute dose de non-fun distillée dans leur musique. Et même quand ils essayent de nous faire taper dans nos mains histoire de se prendre pour un groupe pop, c'est trop complexe pour être exécuté... Cependant, ce qui arrivera après fera oublier à tout le monde les égards un peu trop free de Tortoise.
Et ce qui arriva fut My Bloody Valentine. La plus affreuse et intense expérience sonore qu'il m'ait été donné de vivre. J'aurais presque préféré 2h sur le tarmac de l'aéroport Charles de Gaule aux heures d'affluences des avions plutôt que d'endurer encore une fois la fin de set qui nous a été affligée. Même les boules quies distribuées gratuitement se trouvaient être très peu efficaces face à MBV. Un volume trop fort, une equalisation BEAUCOUP trop portée sur les hautes fréquences, une basse et une voix complètement couvertes par les guitares acérées et du coup inexistantes. La seule chose qui ressortait vaguement était la snare derrière ce déluge de riffs inaudibles. Je crois que tout le monde était content que ça s'arrête. Et même le groupe le plus bruyant de NYC paraissait bien calme face à cette chose informe.
Car si tout ce boucan ne suffisait pas, c'est A Place To Bury Strangers qui passait après My Bloody Ears. Mais contrairement aux précédents, ceux-ci ont compris l'intérêt que peuvent trouver certaines personnes (aussi folles soient-elles) à entendre les voix et les basses. Même si par moment le set n'était pas un modèle de sympathie envers nos pauvres tympans, ils nous ont livré un set très agréable et bien plus punchy que tous les autres groupes présents ce soir. Donc APTBS Thumbs Up ! Et écoutez le nouvel album, il est bien cool.
Les Horrors étant remplacés par Snowman (groupe inconnu pour ma part) c'est donc après A Place... que nous quittons "définitivement" le site du festival pour notre camping adoré. Et c'est avec ce sentiment d'une surdité prématurée (mais aussi une impression d'avoir assisté à une conférence sur la peur du silence dans la musique) que nous rejoignons nos tentes en espérant que l'on puisse entendre les oiseaux au petit matin (qui se situera en milieu de journée).
C'est après un réveil s'étalant sur plusieurs heures que nous émergeons avec comme mission d'aller à la plage. "Navette powa". Mais beaucoup de navettes il n'y a pas, donc "attente powa" aussi. Mais une fois arrivé à St Malo, on comprend pourquoi toutes les personnes a qui nous avions annoncé notre participation à la RdR nous avaient répondu à chaque fois répondu : "Tu visiteras la ville, c'est super beau". Et effectivement. La marche sur les remparts s'avère sympathique, et la plage est des plus agréables car Dj il y a.
Après notre escapade maritime, nous retournons au camping du festival car les concerts approchent. Ayant abandonné l'idée de faire la soirée en entier, il est décidé de faire une croix sur St Vincent et Papercuts pour arriver au set de Camera Obscura. Ici, déception, même si French Navy fait vraiment plaisir. Je continue à penser que certains groupes programmés à la RdR ne sont pas vraiment des groupes à festival, et qu'il me serait agréable d'en revoir certains en salle (dont Camera Obscura).
Viennent ensuite les Kills. Adulés par beaucoup de personnes présentes, leur set en refroidira certains. Certes, les problèmes de sons et l'arret de No Wow en plein milieu du morceau furent des plus malencontreux, mais dans l'ensemble, c'était un bon set. Oui, seulement bon, parce que ce n'était pas non plus transcendant. peut-être était-ce à cause de la maladie de VV qui fut à l'origine de quelques rumeurs d'annulation plus tôt dans la journée. Les Kills ne resteront alors pas mon meilleur souvenir du festival, mais content de les avoir vu.
Viennent ensuite les choses sérieuses. A savoir Peaches. Je n'attendais rien de spécial venant de son concert, ni de sa musique. Et j'avais tort. Premièrement, ça fait plaisir d'entendre enfin des gros sons de synthés bourrins sortant d'autre part que des machines, et le trio Sweet Machine marche à la perfection (surtout la guitariste...). Quant à Peaches, que dire si ce n'est qu'elle impressionne dès les premières minutes. En plus de son charisme indiscutable, le show est plus qu'assuré. Costumes, accessoires en tout genre, tout ce qu'il faut pour kiffer ça sa race. Et puis, c'est tellement excessif que ça en devient plus drôle que risible (pour les détracteurs). On en a pour son argent.
Et c'est quand Peaches laisse sa place à Four Tet qu'on entrera dans un registre totalement à part et étonnant de la part de Four Tet. Presque à nous balancer de la minimale en croisant ses compositions parfois très expérimentales (comme chacun le sait) avec des kicks puissant et des mélodies tronquées au maximum, afin de ne laisser que l'essentiel. On appréciera le fait qu'il utilise toute la panoplie de tempos possible, ce qui est plutot rare dans la plupart des sets electro qui se cantonnent à une ouverture de -16 à +16% autour du traditionnel 130BPM. Un très bon set en somme, dans lequel on aura pu apprécier la technique de Four Tet, et l'efficacité du Tenori-on.
On passera rapidement sur la journée du lendemain dont je ne souviens que de peu, si ce n'est que plage il y a encore eu.
Encore une fois, on décide de ne pas faire la soirée en entier, dans le seul et unique but de pouvoir profiter de Simian Mobile Disco. Car il faut avouer que la présence de SMD était certainement la principale motivation de ma venue. Donc pas de Bill Callahan, Andrew Bird et Dominique A. Arrivée pendant le set de Grizzly Bear donc. Les premières chansons jouées ne m'ont pas du tout embarqué, mais arrivé à un certain point d'imprégnation de leur musique, le temps d'entrer dans leur univers, le set s'est avéré être très agréable. La disposition des membres en ligne est intéressante, car aucun instrument ne se retrouve du coup en arrière plan, simple façon de mettre tous les musiciens sur un plan d'égalité. Et ça marche. Un coup on s'arrête sur le batteur, puis sur le bassiste ensuite, etc... Chacun maîtrisant ses instruments avec une facilité déconcertante, la musique n'en est que plus appréciable. Bonne surprise -n'étant pas un grand fan de Grizzly Bear- même si la plupart des chansons sont très peu accessibles.
Viennent ensuite les tant attendus par ma personne : Simian Mobile Disco. Devancés par leur installation des plus impressionnante. Je ne saurais me rappeler sur quelle chanson il sont entrés, mais le fait est que le set entier fut vraiment parfait, bien que peu de place fut laissée au nouvel album sortant le lendemain du concert. On a bien sûr eu droit à Hustler, It's The Beat, Synthesise, Audacity Of Huge... Ce set restera le meilleur de la Route du Rock selon moi, principalement car Jamesx2 montrent qu'il existe bien des gens qui font de l'electro autrement que sur des platines.
C'est ensuite au tour d'Autokratz, groupe dont je n'attendais pas grand chose. Plutot une bonne surprise, même si au niveau scénique, c'est pas encore ça, car contrairement à la plupart des artistes electros, ceux-ci n'ont aucun concept scénique, si ce n'est un chanteur qui tente d'occuper l'espace a l'aide de son seul crâne rasé, micro et faderfox. Bien que l'ensemble soit un peu trop tourné electropopmièvredes80'sassuméàfond pour me plaire, on observe quelques passages passés à la Turbine qui rendent certaines chansons sympathiques. On comprend toutefois pourquoi un petit malin a eu l'idée de voler son micro au vampire qui chantait un peu trop. De mon coté, j'aurais préféré un set instrumental avec le sosie d'Helmut Fritz sur les machines sans son camarade nazi.
Au final, un plus-qu'agréable festival que je serais tenté de refaire : bonne ambiance, sélection éclectique, joli cadre, programmation impressionnante, la plage pas loin... Un festival à taille humaine que je te conseille.
Sur ce, a un de ces jours.
samedi 29 août 2009
mercredi 26 août 2009
I'll be there with my friend the sultan of Brunei
BLACKFLOORS :: TUBES AND WHEELS
Une composition personnelle qui -je pense- serait la seule de mes compos méritant le statut de "chanson" à proprement parler. Je te laisse découvrir et les retours sont bien entendu les bienvenus (direction le myspace comme d'habitude). Tout ça pour te faire patienter avant la review de la Route du Rock qui ne devrait tarder.
Une composition personnelle qui -je pense- serait la seule de mes compos méritant le statut de "chanson" à proprement parler. Je te laisse découvrir et les retours sont bien entendu les bienvenus (direction le myspace comme d'habitude). Tout ça pour te faire patienter avant la review de la Route du Rock qui ne devrait tarder.
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